
La broderie : histoire de cette technique de marquage
À la fois traditionnelle et moderne, la broderie fascine autant qu’elle intrigue. Historiquement réservé aux classes sociales les plus aisées, cet art de décoration des tissus a traversé les époques sans perdre de sa superbe. Et ce n'est pas peu dire !
Puisant ses origines dans l’Antiquité, la broderie a su se réinventer au fil des siècles abandonnant peu à peu son statut d’art liturgique pour devenir une véritable référence dans le secteur des textiles, en France comme à l’international.
Mistertee, spécialiste en broderie, impression textile et personnalisation d'objets lève le voile sur cette technique de marquage qui n’a pas fini de faire parler d’elle !
La broderie entre histoire et traditions
Le travail de broderie consiste à ajouter des motifs décoratifs plats ou en relief sur un tissu. Pour ce faire, des fils de couleurs sont cousus à l’aiguille. Si le terme “borderie” n’a été officiellement créé qu’au 12e siècle, la technique remonte quant à elle à l’Antiquité.
Petit retour en arrière sur l'histoire de ce savoir-faire ancestral qui a toujours su tirer son épingle du jeu !
Antiquité et Moyen Âge : naissance de la broderie
Si l’Antiquité est intimement liée à l’apparition de l’écriture, elle fut aussi l’époque de l’invention de la broderie. Les prémices de cette technique de couture se retrouvent dans les toiles brodées égyptiennes, puis se diffusent plus largement dans l’ensemble de l’Europe occidentale et du pourtour méditerranéen.
Mais le Moyen Âge a marqué un premier tournant dans la broderie avec l’arrivée du point de croix. Les dames de la cour puisaient l’inspiration dans les tapis orientaux rapportés des croisades pour ornementer les habits de la cour ou vêtements sacerdotaux et créer des broderies d’exception.
Rapidement déclinée aux tapisseries et tentures, la broderie de l’époque médiévale a su s’imposer par des réalisations qui subsistent encore dans la mémoire collective comme la célèbre tapisserie de Bayeux, excusez du peu !
La Renaissance : diffusion du point de croix
La Renaissance a contribué à démocratiser la broderie. Elle faisait alors partie intégrante de l’éducation des jeunes filles, toutes classes sociales confondues : les préjugés avaient encore la dent dure ! La période a coïncidé avec l’essor du point de croix, la technique de broderie la plus employée à cette époque.
Pour aider à l’apprentissage de la broderie, les marqueurs et samplers ont fait leur apparition, de petites pièces de tissus conçues pour que les femmes s’exercent à réaliser différents motifs fleuris, religieux ou grecs avec des fils de soie ou de laine. Ces tissus étaient ensuite transmis comme un héritage familial retraçant les différentes époques de l'histoire.
De cet apprentissage est née la tradition du trousseau de mariage qui comprenait des draps, linge de maison et de corps, nappes et serviettes brodées aux initiales de la mariée.
À la fin de la Renaissance, les marquoirs représentant des broderies de tableaux d’alphabet sont peu à peu apparus.
Du 15e au 18e siècle : évolutions des techniques de broderie
Entre le 15e et le 18e siècle, sous l'influence culturelle des diverses nations dans lesquelles la broderie se répandait, les techniques ont grandement évolué :
- L’Italie fut le théâtre de l’apparition de motifs brodés à l’or nu imaginés puis dessinés par des peintres de renom. On a alors attribué à la broderie le petit surnom de “peinture à l’aiguille” ;
- L’Espagne, très largement influencée par la culture maure a initié le style de broderie laine noire sur lin blanc ;
- L’Allemagne, au terme de la Réforme protestante, a contribué à la généralisation de la broderie au sein de la classe populaire. Les motifs floraux brodés sur le linge de maison étaient particulièrement répandus ;
- L'Angleterre a quant à elle développé la peinture sur laine, l’occasion de broder des motifs plus réalistes ;
- La révolution rouge du 17e siècle a signé l’arrivée de nouveaux colorants rouges, ce qui a considérablement changé le style des broderies de l’époque.
19e siècle : l’avènement de la broderie avec la première machine brodeuse
Le 19e siècle, marqué par un développement sans précédent de la technique d’impression et de l’industrie textile, a indiscutablement révolutionné l’art de la broderie.
Apparition de nouveaux tissus et matériaux, multiplication des couleurs pour les fils à broder et transformation des techniques de broderie comptent parmi les temps forts de cette époque.
Mais le plus grand bouleversement fut la création de la première machine brodeuse par Joseph Heilman en 1828. La broderie en série était née !
20e et 21e siècles : démocratisation de la broderie
Le début du 20e siècle a été marqué par un net recul du point de croix, les brodeurs lui préférant des techniques de points plus évoluées comme le point arrière, point renforcé, point chaînette, etc.
Au fil des décennies, la broderie perd son attrait caractéristique, notamment auprès du public féminin. C’était sans compter le regain des années 80 lorsque les professionnels de la mode ont saisi l’occasion de dépoussiérer la pratique : brillante idée quand on connaît la popularité de la broderie aujourd'hui !
Les différentes techniques de broderie
La broderie se décline en différentes techniques qui participent de sa renommée.
La broderie traditionnelle
Réalisée à partir de points traditionnels, ce type de broderie vise à ajouter sur la surface d’une étoffe des motifs plats ou en reliefs. C’est l’un des arts qui demandent le plus de dextérité, de technique et de travail de créativité.
Le Reticello
Également appelé “dentelle à l'aiguille", le Reticello est une technique de broderie du 15e siècle à fils tirés. Les motifs et formes sont alors brodés dans des jours formés dans le tissu pour créer des points qui jouent sur l’effet de transparence.
La broderie d’or
Très tendance dans la haute couture et dans la mode, la broderie d’or est exécutée au moyen de fils d’or ou d’argent. Elle était traditionnellement employée pour les vêtements militaires, royaux ou les pièces religieuses.
La broderie de Lunéville
Comme son homologue traditionnelle, la broderie de Lunéville utilise du fil de couleur pour agrémenter une pièce de tissu, mais elle ajoute un petit plus qui fait toute la différence : des perles ou des paillettes.
Son nom se réfère au crochet utilisé pour mener à bien la réalisation de la broderie. Le crochet de Lunéville est doté d’un manche en bois et se présente sous différentes tailles.
La broderie 3D
Cette technique de marquage s’obtient à l’aide d’une découpe en mousse qui revêt la forme du motif désiré. La découpe se positionne entre le fil et le tissu, la broderie recouvre entièrement la mousse ce qui donne cet effet 3D.
La broderie bouclette
La broderie bouclette consiste à broder un fil épais au moyen d’une aiguille sur un support en feutrine qui sera ensuite cousu sur le tissu. Ce support peut être découpé manuellement, avec un ciseau de couture ou avec une découpeuse laser.
Cette technique de marquage offre un volume bienvenu pour mettre en valeur les logos ou les écritures très espacées.
Notre parti pris : une broderie professionnelle, accessible à tous !
Chez Mistertee, on ne plaisante pas avec la qualité ! Assistés par la Rolls des machines assistées par ordinateur, nous élaborons des broderies d’exception, en toute modestie !
Notre crédo : sublimer vos articles et pièces de toile, coton, polyester et tant d’autres pour les transformer en accessoires de mode tendance.
Mais comment ça fonctionne concrètement ?
Un graphiste travaille à l’élaboration de votre fichier de broderie. Une fois les paramètres et ajustements réglés, la machine œuvre tandis que les fils et aiguilles travaillent de concert, point par point, détail par détail.
Cocorico : la petite cerise sur le gâteau, c’est que notre savoir-faire est 100% français !